Les dires de PJIM

mercredi 10 novembre 2010
par  Michele

 

  • Pierre Jimenez vit au sud du Tarn dans son village médiéval de Labruguière où il est revenu à sa retraite. Il en anime la vie culturelle au travers de ses activités de photographe.
  • Pierre, qui signe son travail Pjim, acquiert sa compétence par des stages de formation technique (ETPA école de formation à la photographie et au multimedia de Toulouse) que son employeur (Caterpillar Grenoble) lui permet de suivre contre la remise en activité du club photo de l’entreprise. Ce qu’il assurera pendant 9 ans au titre de président, faisant entrer le club à la Fédération de France de photo, organisant des stages et des rencontres avec des photographes reconnus. Un tireur de photo qui apprécie son travail l’introduit à la photographie de journalisme, lui demandant de réaliser des reportages de fêtes de mariages.
  • Lui même développe ses photos, travaille le noir et blanc et aussi la photo couleur car le labo de l’entreprise est très bien équipé. S’il utilise la caméra pour construire des vidéos, son objet préféré de travail reste la photographie et le tirage sur papier.
  • Mais où commence cette passion qu’il a su alimenter et développer ? Pour le savoir il faut rembobiner le film des évènements pour découvrir le garnement curieux et actif interpellé un jour par les négatifs qu’il découvre au fond d’un tiroir ! Il n’aura alors de cesse, testant différentes poudres qu’il dilue, d’en obtenir des tirages, par contact !

Son labo du moment : la chambre des parents, dans la journée, où la lueur filtrant des volets permettait quand même de s’y retrouver !

Et puis un FEX lui est offert, une boite en bakélite dont l’objectif se tire à la main. Il fait alors des photos familiales.

Plus tard, gagnant sa vie à Grenoble, il achète un appareil avec lequel il va fixer les images de nombreuses manifestations publiques de l’époque : rallye, athlétisme...

Curieux, organisé, il regarde avec intérêt ces appareils dont il tire tant d’actif plaisir, s’informe sur leur vie. Il a d’ailleurs conservé son FEX, type d’appareil qui se révèle avoir été utilisé par une expédition sur l’Himalaya. Un autre ciseleur du détail n’a pas laissé passer la chose et Pjim ne s’étonne pas trop de trouver un FEX entre les mains d’Archibald Haddock dans Tintin au Tibet  !

Malin et pratique, il échangera des mignonnettes contre les boitiers qu’un tireur - qui ne faisait que du noir et blanc – avait accumulés dans son officine. Ces pièces en tôle, bakélite, carton, fondent son petit musée des appareils photos. Il l’alimente depuis par ses trouvailles en brocante ou sur internet. Il en démonte nettoie et remet en ordre de marche tout ce qui est mécanique et date au plus de 1940. Et renseigne chaque pièce d’une fiche technique.

  • Passé au numérique, Pjim continue à faire des tirages noir et blanc lui même et passe par un tireur surtout pour la couleur où il faut avoir un bon contact avec le technicien pour bien définir et obtenir ce que l’on désire. Et répétition de l’histoire, c’est un des tireurs de Castres qui lui demande de faire des reportages ponctuels.
  • Enfin il faut dire aussi qu’un maître de Pjim est un homme de vingt ans plus jeune que Nadar. C’est Arthur Batut, né à Castres, mort à Labruguière et fou de photographie. Ah oui, c’est cet homme qui invente le portrait-type, image composite issue de multiples portraits individuels et invente aussi la photo aérienne en mariant un boitier à un cerf-volant.

Vous l’avez deviné, le centre du monde est à Labruguière et Pjim y habite.

  • Le hasard de la rencontre d’amis d’amis l’a cependant fait participer avec Jicé et Hugues Leiser à l’exposition Déchets d’Œuvres qui accompagne la journée portes ouvertes du Complexe de valorisation des déchets ménager de Vedène, en 2002. Leur amitié se concrétisa ensuite par la création en commun de douze tableaux numériques – signés LeFiJi - mêlant leurs trois apports respectifs et donnant lieu à une exposition virtuelle en 2003.

 


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