Parcours

mercredi 24 septembre 2008
par  Victor

L’œuvre d’Artieda est tout entière fondée sur la gravure. Sa prédilection, c’est la ligne ; son inspiration, c’est la forme organique, ample, généreuse qui s’enroule et se déroule, presqu’aquatique, en un processus d’évolution paraissant infini.


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Livrarti
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Poème
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Peinti

Au centre de chacune de ses représentations, c’est une mutation que l’on devine, entraînant le rendu d’une image picturale débordant le cadre : le monde d’Artieda n’est pas un monde fermé.

Narratif surréaliste, l’artiste navigue en eaux troubles. La ligne ondulante, vague, frémissement aquatique, est aussi la vie :

  • vie de ses Utérus abritant quelque embryon humanoïde,
  • vie dans ses corps féminins aux contours épurés, courbes, galbes, sinuosités, figés dans une nudité lascive souvent inquiétante ;

certains sont comme désarticulés, disloqués sous nos yeux, vivants ou morts, offerts à un homme, visible ou non, spectateur placé alors en position de voyeur. Voyeur, tel est l’oeil obsessionnel dans l’oeuvre de V. Artieda, cet oeil de celui qui attend, observe en retrait, de celui que l’on ne voit pas, inconnu de nous ; un inconnu se référant très directement au changement, à l’évolution, à la mutation évoquée plus haut ; une mutation signifiant elle-même progrès, scientifique mais surtout de la connaissance, connaissance de l’être par l’être et pour l’être, connaissance en perpétuel mouvement.

Bien que charnelle, sensuelle, mais aussi sexuelle, l’oeuvre d’Artieda dissimule une double lecture : fonctionnant en étroit rapport avec notre inconscient, ses représentations inspirent bien plus qu’elles ne disent. Ainsi, souvent, ici et là, la vie côtoie, induit la mort.
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Vic7
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A vous, 85
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Eau, Vie, 85
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Plus récemment, ayant changé de technique, de la pointe sèche au gaufrage, la forme a perdu sa fonction narrative. Elle est traitée cette fois pour elle-même : en blanc sur blanc, creuse ou en relief, obtenue par grattage, lascération ou enlèvement, elle est devenue empreinte sur le papier : une trace sobre, limpide, purifiée et toujours fluide, s’insérant dans des espaces de plus en plus libérés, de plus en plus ouverts.

F. Peindarie


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