Sculptures et Structures

mercredi 14 novembre 2012
par  Michele

L’Artothèque consacre sa nouvelle exposition à la sculpture dont le vernissage aura lieu le vendredi 23 novembre à partir de 18 heures

Sculpteur belge, Jan Calmeyn dirige avec Pol Spilliaert, l’Atelier Saint-Lucas de Gand. Auteur du “Cheval et cavalier” pour la Place de Sint Niklaas en 1982, son œuvre au départ figurative teintée
d’expressionnisme a peu à peu évolué vers des travaux de pure construction, jeux subtils entre plein et vide, équilibre et instabilité. En 2007, la première publication qui lui est consacrée est éditée en Allemagne par Die Keure sous le titre “Jan Calmeyn, sculptures”.Pour en voir plus, il faut aller sur “jancalmeyn.be”, un portfolio qui illustre à merveille les recherches de ces dernières années.
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De Jean-Claude Fiès de notre groupe Reg’Arts Croisés, vous connaissiez les peintures colorées et prismatiques. Ce que vous ignoriez peut-être c’est qu’il verse aussi dans la sculpture, qu’il s’y adonne de temps à autre, et qu’il a même créé de toute pièce et dirigé un atelier de raku à Vedène. Pour cette exposition, il nous a gentiment prêté ses “nains de jardin” directement prélevés du sien pour l’occasion, moins kitch et tellement plus contemporains que les classiques et si désuets Grincheux et autres Timide qui ont quelque peu vieilli.
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Serge Zelikson (1890-1966) d’origine russe, élève des Beaux-arts de Paris grâce à une bourse avant d’être naturalisé français en 1920, appartenait aux artistes de Montparnasse, ami de Zadkine, Fujita, Kisling ou Soutine, entre autres. Excusez du peu ! On lui doit des figures de genre (nus, danseuses, marin), des sculptures de groupes, des bustes et des bas-reliefs de personnalités contemporaines. Pour la petite histoire, son fils est l’acteur et chanteur Armand Mestral.
Ancienne élève des Beaux-arts de Paris, la Lilloise ELISABETH OULES fut aussi celle de César durant trois ans. Avant tout sculpteur, avec une prédilection pour le vieux métal, elle est aussi poète et peintre. Victor Artieda partagea un temps son atelier parisien du XIIIe avec elle.
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Si les galeries Arnoux, Nathalie Béreau et Mandel la représentent, elle procède par séries (stèles, passages...) qu’elle expose sans relâche dans des lieux moins prestigieux qui la réclament partout en province ; l’année dernière, nous l’avons ainsi retrouvée à la Fondation Datris à L’Isle s/Sorgue où elle était invitée à partager ce magnifique lieu aux côtés des plus grandes figures de la sculpture contemporaine.
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Se définissant lui-même comme graveur avant toute chose, VICTOR ARTIEDA a produit de très nombreux tableaux tandis que ses sculptures sont rares et très officieuses, vécues comme d’agréables pauses qu’il s’aménage comme des récréations ou des entractes entre deux rounds de création.
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Il ne les prend pas au sérieux car il s’agit plutôt de structures c’est-à-dire de combinaisons de divers éléments pré-existants qu’il rapproche et associe pour créer “autre chose”, ici une histoire, là un ensemble géométrique contrarié, ailleurs un célèbre martyre ou une bannale signalétique qu’il se réapproprie. Il enfreint les sacro-saints codes de la discipline, joue et s’amuse à nous faire sourire... tout simplement. Et c’est déjà pas mal par les temps qui courent !
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Professeur de mathématiques, MICHEL RACOIS a peint tardivement, ignorant tout du monde de la peinture jusqu’à sa première exposition à l’âge de 30 ans à la galerie Simone Boudet de Toulouse. Son travail a consisté à faire toujours coincider deux points de vue conflictuels : vie/mort, présence/absence, flou/net, proche/lointain, décors urbains ou bords de mer dans un style longtemps hyperréaliste.C’est au milieu des années 80 que ses recherches l’ont éloigné de la figuration pour trouver une liberté d’expression passant par la géométrie, la gestuelle, la diversité des supports et le traitement des rendus. Ses gravats en sont une parfaite illustration. A lire, pour en savoir davantage, son “chemin de peinture” paru en 2009.
MAURICE PONTANA, aujourd’hui décédé, créa beaucoup et tous azimuts, à la fois peintre et sculpteur, dans son atelier de Mallemort près de Salon-de-Provence. Ses créations sont un savant mélange d’art brut (construites à partir de matériaux de récupération) et d’art singulier car il en résulte toujours une esthétique “border-line” fuyant le “bon goût” pour abonder dans le fantasque et l’anti-maniérisme. La galerie Geneviève Goubin le suivit sans relâche et jusqu’au bout en lui consacrant régulièrement des expositions individuelles ou de groupes. Le musée Cantini de Marseille conserve trois de ses œuvres, un portrait, une Fête foraine et un dessin. Enfin, il figure dans la base Joconde.
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Voir le site de l’artothèque : cliquez ici


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